L’école affaiblie par le communautarisme

Posté par neptuneparisi le 23 janvier 2011

Un rapport du Haut conseil à l’intégration (HCI) estime que la répartition de la population d’origine étrangère amène à un «effet ghetto» à l’école, révèle le JDD. D’après ce rapport (fichier au format PDF), qui devrait être remis dans sa forme définitive au Premier ministre début novembre, la France se caractérise non pas par la proportion d’enfants ayant au moins un parent né à l’étranger (elle est de 18,1% en France, contre 22% aux Pays-Bas ou 28% en Allemagne), mais par l’inégalité de répartition sur le territoire. Résultat, l’intégration par l’école ne va plus de soi.

Les enfants issus de l’immigration, qui représentent 20% de la jeunesse française, sont surreprésentés en Ile-de-France (57% en Seine-Saint-Denis, 41% à Paris), notamment dans 20 communes en banlieue parisienne où un jeune sur cinq est d’origine maghrébine et un sur six d’origine subsaharienne. Le JDD rapporte ainsi qu’à Clichy-sous-Bois ou La Courneuve, plus des trois quarts de la jeunesse est d’origine étrangère, et cite l’étude:

«Il n’est pas rare d’avoir des classes primaires et de collèges entièrement composées d’élèves d’origine étrangère, partageant la même confession [...] cet « effet ghetto » a des conséquences scolaires et sociétales préoccupantes.»

Principales conséquences: le rejet du français, mal maîtrisé, la difficulté des professeurs d’histoire-géo à enseigner le fait religieux, la Shoah ou le Proche-Orient, celle des profs des sciences de la vie et de la Terre confrontés à une remise en cause de l’évolutionnisme «au profit d’une action divine ou créationniste imposée par l’élève sans argumentation».

Dans certaines écoles, loin de l’idéal républicain, les élèves se situent par rapport à leurs origines nationales et religieuses. Les auteurs de l’étude saluent les efforts financiers et pratiques mis en oeuvre par l’Etat pour aider à la réussite scolaire, mais déplore le manque de coopération entre les différents opérateurs (responsables et animateurs des associations de soutien scolaire) et l’école. Au final, et par rapport aux résultats d’autre systèmes éducatifs développés, «l’école s’essouffle et tout particulièrement vis-à-vis des publics socialement défavorisés, notamment ceux issus de l’immigration».

Dans une interview au JDD, le président du Haut conseil à l’intégration estime que la mesure la plus importante pour lutter contre cette évolution serait de rendre l’école maternelle obligatoire, puisque «c’est à ce moment de la vie que les écarts se creusent» et qu’ils sont ensuite «difficilement rattrapables»:

«Un enfant issu d’une famille en grande difficulté possède moins de 400 mots à l’entrée au cours préparatoire alors que celui d’une famille de cadre dispose de 1.500 mots.»

www.slate.fr

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