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Insécurité : « Quand je serai grand, je vous tuerai tous. »

Posté par neptuneparisi le 31 juillet 2010

Insécurité : «C’était intenable, nous sommes partis»

Par Raphaël StainvilleLe Figaro
30/07/2010 |
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Agressions, incivilités, trafics, montée du communautarisme, des tensions raciales et des violences tribales… Victimes de cette situation, des familles migrent. Des anonymes qui vivent aujourd’hui en France comme des exilés de l’intérieur. Après les émeutes de Grenoble et Saint-Aignan, reportage à Perpignan.

Myriam P. s’en souvient comme si c’était hier. Elle se souvient des cris dans la rue, des insultes qui montaient, de la horde qui gonflait, se massait sous ses fenêtres, des projections de pierres et de carrelages qui menaçaient de tomber dans la chambre de sa fille endormie et bientôt des coups de boutoir dans sa porte, après qu’une quinzaine de jeunes eurent défoncé le portail de son immeuble.Réfugiée dans les toilettes de son appartement, tenant blottie contre elle son bébé tandis qu’elle essayait désespérément de joindre la police, elle pouvait les entendre qui hurlaient :« On va vous crever, sales céfrans (Français, ndlr). » Son mari, lui, arc-bouté derrière la porte d’entrée, pouvait voir voler en éclats son mur devenu poussière de plâtre. « On a cru vivre nos derniers instants. Sans l’intervention de la BAC, c’en était fini. » C’était dans la nuit du 17 au 18 avril, au 14 de la rue des Trois-Journées, en plein cœur de Perpignan. A cinquante mètres de la splendeur gothique qu’est la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, et à deux cents mètres à peine du commissariat principal. Coupables d’avoir osé demander que cessent sous leurs fenêtres les rodéos de scooters et menacé de prévenir les flics.

Pendant cinq jours, encore traumatisé par la violence de l’agression, le jeune couple a bénéficié, grâce à leur assureur, de la protection d’un vigile. Mais après ? Renforcer la cloison ? Dérisoire ! S’en remettre aux caméras de surveillance installées dans la ville pour prévenir des agressions ? Elles ont fait la démonstration que la dissuasion ne suffisait pas face à des délinquants mineurs le plus souvent impunis. A quoi bon vouloir rester dans ce quartier quand leurs agresseurs étaient déjà libres, alors qu’eux-mêmes, à quatre heures du matin, n’avaient pas fini de déposer plainte ? L’un d’eux, à 15 ans, comptait déjà 122 arrestations à son actif. Rester ? Autant tenter le diable ! « C’était intenable, donc nous sommes partis. Il aurait fallu me payer très cher pour que j’y reste un mois de plus », dit-elle aujourd’hui avec le sentiment coupable qu’en choisissant l’exil, elle démissionne et abandonne le terrain à ces nouveaux barbares.

Pour autant, cette jeune femme énergique sera la seule à témoigner à visage découvert, parce qu’« il faut sortir de l’omerta, briser la spirale du silence ». C’est qu’elle n’est pas seule à avoir connu l’enfer. Certains n’ont pas eu sa «chance».

Direction Saint-Assiscle, un quartier résidentiel de Perpignan. Le 2 juillet, Katy et Thierry, son compagnon, ont été à leur tour victimes de la violence ordinaire. Sur sa page Facebook, la jeune femme de 35 ans livre, lasse, ses sentiments :« C’est pas la joie en ce moment avec la merde qui traîne dans mon quartier… J’ai failli perdre la vue à l’œil gauche. Voilà, c’est pas trop la fête à Perpignan. » Lorsqu’elle consent à nous parler, enfin, elle explose. Son compagnon ? Agressé au poing américain et à la barre de fer, alors qu’il était descendu s’interposer, voyant que deux gamins à vélo qui rentraient du cinéma étaient sur le point de tomber dans un guet-apens, au milieu de jeunes caillassant des voitures. Ils étaient quinze à s’acharner sur lui. Résultat : douze points de suture sur le visage et trois autres sur le crâne. Elle ? Rouée de coups par des gosses à qui elle distribuait des bonbons à l’occasion des fêtes de quartier ! « Pendant que nous déposions plainte, certains jeunes étaient déjà à nos fenêtres, salissant d’insultes notre fille de 10 ans qui n’arrivait plus à dormir et qui attendait notre retour… la menaçant : « On va t’attraper ! » Depuis, elle fait des cauchemars ! » Et son petit frère de 8 ans, un garçon qui ne s’est jamais battu et, insiste Katy, a toujours été premier de sa classe… lui ne cesse désormais de répéter : « Quand je serai grand, je vous tuerai tous. » Depuis, des bandes traînent sous leurs fenêtres et font pression pour qu’ils retirent leur plainte. « Nos voisins eux-mêmes nous le demandent, pour en finir avec cette histoire qui empoisonne la vie de l’immeuble. Boîte à lettres fracassée, courrier volé, je suis aujourd’hui obligée de convenir de rendez-vous avec la postière pour récupérer mes lettres ! » Intimidations, menaces, comment, dans ces conditions, rester plus longtemps ? Pour Katy, la conclusion s’impose d’elle-même : « Longtemps, la France a été une terre d’asile. Aujourd’hui, c’est à notre tour de nous réfugier, parce que c’est trop tard et que la situation nous a échappé. »

Comme Daniel W. Rossé, passé à tabac pour un paquet de cigarettes, alors qu’il déambulait dans les rues du quartier Saint-Matthieu, il a fui le centre-ville où il vivait depuis dix ans. « Lorsque je me suis relevé, j’ai mis une heure à faire trois cents mètres pour rentrer chez moi. Quand je me suis présenté au commissariat quelques jours plus tard, les flics n’ont même pas daigné enregistrer ma plainte. »

Les histoires se ressemblent comme de tragiques copiés-collés. Comme si rien n’était fait. Ou que ce qui est entrepris l’était en vain. Difficile pourtant de croire qu’une telle violence peut régner à Perpignan, et qu’en plein centre-ville, certains quartiers sont de véritables zones de non-droit, aux mains de petits caïds à peine sortis de l’adolescence. Les façades, pour beaucoup, sont ravalées, lessivées. Il n’y a pas de tags. Tout juste quelques travellers, comme on les appelle, qui quémandent trois sous et une cigarette en jouant de la guitare sur le trottoir, une bouteille de Bud à la main. Un calme trompeur. « C’est que les racailles qui habituellement squattent le quai Vauban, terrorisent le quartier Saint-Jacques ou le quartier Saint-Matthieu, ont quitté la ville, tous frais payés par la municipalité, pour la Côte d’Azur », observe un commerçant excédé.

Abdel, lui, a anticipé le retour de ces « fils indignes » de l’immigration. Agressions, insultes, il a fini par fermer son restaurant de couscous en centre-ville, qui faisait le bonheur des troupes de théâtre à la sortie des spectacles, pour en ouvrir un autre à la fin du mois d’août, dans un quartier plus paisible, en périphérie.

Latifa (le prénom a été changé), une Algérienne aujourd’hui à la retraite, a honte elle aussi. Honte que ces « Arabes » ou ces « Gitans », dit-elle sans s’entourer des précautions dont le plus souvent usent les commerçants ou les politiques, qui préfèrent évoquer « les populations difficiles », puissent imposer aux habitants de Perpignan un « quasi couvre-feu». « Vous comprenez, insiste-t-elle au téléphone, moi, j’ai connu la guerre. » Les rodéos de scooters, les vols à l’arraché, les trafics, les gosses camés ont fini par dissuader les gens de sortir le soir. Quai Vauban, où a été délocalisé le Quick, les restaurants font le plein de leurs terrasses en journée. Le soir, la clientèle, lorsqu’elle se déplace, se réfugie dans les arrière-salles. « Quand on sort, dit Latifa, on ne peut s’empêcher de se retourner en sursaut au moindre bruit. Ce n’est pas normal. »

Exaspérés, certains parlent de s’organiser en milice

Quartier Saint-Matthieu, nous avons rencontré Carlos, une grande carcasse brune qui ne craint pas grand monde. C’est lui qui, au début du mois, est venu porter secours à André Crémer, 88 ans, agressé avec sa femme alors qu’il venait d’acheter du pain, et qui mourra quelques jours plus tard des suites de ses blessures. Assis sur les marches qui conduisent à la CAF, Carlos raconte, jetant parfois un regard un peu inquiet sur les passants qui nous observent, saluant aussi des voisins, des amis. Ceux qui restent encore. Il raconte l’absurdité d’une ville, où bientôt il faudra renoncer à se défendre, renoncer à dire non, sous peine d’être accusé de provocation. Lui vient d’Argentine. Il vit ici depuis plus de vingt-cinq ans. Il a vu se dégrader la situation, se déshumaniser le centre-ville, se transformer la rue Petite-la-Monnaie, autrefois l’artère la plus commerçante. Aujourd’hui, les échoppes sont presque toutes fermées. Ce ne sont plus que rideaux de fer baissés. Il a vu, il y a quelques années, arriver les bobos qui cherchaient à investir l’un des quartiers historiques de Perpignan, avant de quitter leurs appartements au bout de trois mois. Il a entendu et cru les discours sur la mixité sociale. Aujourd’hui, il constate que les communautés s’affrontent, qu’il n’y a plus aucune volonté d’assimilation, et que les gens ne se contentent pas d’importer leur culture, mais aussi leurs problèmes. « Vous imaginez, moi, si j’étais arrivé en bombacha (pantalon gaucho, ndlr), le sombrero vissé sur la tête, avec mon cheval et mes moutons que j’aurais laissés ch… dans la rue ? »

Maire adjoint UMP chargé de la sécurité, Pierre Parrat minimise. Pour lui, depuis 2005, et les émeutes qui ont vu s’affronter les populations gitane et maghrébine, la situation s’est améliorée. Chiffres à l’appui, il nous en fait la démonstration. On veut bien le croire, croire qu’il ne s’agit que d’un sentiment d’insécurité exacerbé par la crise. Et pourtant, il faut pouvoir entendre cette exaspération sourde qui monte, cette colère qui gronde, la désespérance de beaucoup. Certains parlent à demi-mots de s’organiser en milice pour rétablir l’ordre. D’autres font provision d’armes. « En face, ils ne nous ont pas attendus pour s’équiper. » Le maire lui-même, dans une réunion publique, le 8 juillet, reconnaissait le phénomène:« Ce sentiment d’impunité et d’insécurité prend le pas sur notre vie en société. Il n’y a qu’à voir les magasins qui vendent des bombes lacrymogènes et des matraques électriques littéralement dévalisés par des particuliers. C’est inacceptable. »

Perpignan est une poudrière. Dans certains quartiers, comme le Bas-Vernet, les médecins ne se déplacent plus en urgence le soir et vous dirigent directement vers l’hôpital. Comme à Béziers. Ou à Nîmes. En mai dernier, un praticien de SOS Médecins a été agressé dans la cité du Valdegour. En réponse, Bernard Sialve, fondateur de la structure nîmoise, a fait valoir son « droit au retrait », « parce qu’il n’est pas de métier qui mérite que l’on puisse mourir pour l’exercer ». « Depuis, dit-il au téléphone, la situation est redevenue normale. » Lorsqu’ils sont appelés en pleine nuit pour ausculter les malades, ils demandent aux habitants d’assurer la sécurité de leur véhicule et de leur personne, faute de quoi, ils ne peuvent intervenir. Bernard Sialve se contente de cela. Un Etat de non-droit où émergent partout des zones d’inégalités territoriales.

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Réactions de lecteurs du Figaro :- HAI26 Chassés de chez soi par des étrangers qu’on a accueillis! Invraisemblable! Quelle pétaudière !- Perle SAGE Bravo pour cet article !!! Enfin, on commence à reconnaitre qu’il y a un problème, un énorme problème en France !!! Que font les pouvoirs publics ???? Que font les policiers, les gendarmes, l’armée ???? Ils attendent quoi pour réagir ???? Une guerre civile ??? Que chacun fasse sa loi ???? Tout le monde pense la même chose, alors quand est-ce qu’on bouge ???? Toutes ces personnes citées dans cet article ont vraiment du courage et surtout c’est vrai il ne faut pas baisser les bras, ni se laisser intimider !!! Le politiquement correct, les associations de merde, on n’en a rien à foutre… Il faut réagir !!! On ne veut plus de ces crapules, de ces racailles et de leurs incivilités, de leurs délits et meurtres impunis !! Mais où est-on ici ???? Au pays des droits de l’homme, de la justice??????????? Laissez moi rigoler ! J’en ai marre de payer pour tous ces parasites, ces traîne-savates !!! Ah, elle est belle la France !!!! Bientôt un pays sous-développé…..

- ASSEZ! En temps que Catalan, je peux vous dire : c’est honteux. Il y a trente ans tu aurais eu 40 catalans dans la rue le moment meme de l’incident, et ca degageait. Vu et Vecu. Maintenant entre les anars venus du nord et les associations de defense des immigres, ce sont les gens qui se defendent qui sont inquietes. La candidate socialiste pour la mairie qui fait du clientelisme a Perpignan depuis quinze ans ne fait que renforcer ce probleme. Le jour ou vous n’aurez plus aucun magasin en ville, ne venez pas pleurer .
- excalibur12 si j’ai bien lu,cette famille habite a 200m du commissariat, les « jeunes » font des rodeos dans la rue. Question : Ils sont tous sourds les policiers a perpignan? Ils attendent quoi pour intervenir? La seule solution c’est délinquance = prison,expulsion de toute la famille, vu que tout ce qui a ete entrepris jusqu’a ce jour n’a pas marche.
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Michel De Jaeghere sur l’identité nationale

Posté par neptuneparisi le 30 juillet 2010

Extrait du numéro 112 de la revue La Renaissance Catholique

Pourquoi avoir choisi le thème de l’identité nationale pour l’université d’été ?

Michel De Jaeghere : Il nous a été imposé par l’actualité. Le gouvernement a voulu, en effet, mettre sur le tapis la question de l’identité nationale en organisant un débat dont nous n’avons bien vu ni les objectifs ni la portée, dans la mesure où l’initiative gouvernementale a consisté à inviter la population à se réunir dans les préfectures pour que chacun puisse donner librement son opinion sur une question complexe. Cela a débouché sur d’interminables discussions, marquées par un savoureux mélange de logorrhée et de vacuité et ponctuées par les déclarations de plus en plus ahurissantes d’Eric Besson, dont le souci semble désormais de prouver à ses anciens amis que l’on peut avoir accepté d’être ministre de l’Identité nationale et garder pour seul horizon l’avènement d’une société métissée, sans racines et sans histoire, qui fasse de la France le microcosme et le reflet de l’utopie mondialiste.

Il est vrai cependant que le débat sur l’identité nationale est crucial. Notre pays est aujourd’hui le théâtre d’une immigration de peuplement qui s’apparente à une sorte d’invasion pacifique de notre territoire par de nouvelles populations, étrangères à nos mœurs, à notre histoire, à notre culture et à la religion autour de laquelle s’est constituée, depuis quinze siècles, l’identité française. Chacun sent, chacun sait que cette immigration de peuplement est en train de changer, d’une manière qui sera bientôt irrémédiable, le visage de la France. Les problèmes qu’elle pose vont donc bien au-delà du désordre et de la violence qui règnent aujourd’hui dans les banlieues, qui ne sont eux-mêmes qu’une préfiguration de l’anarchie à laquelle risque d’être livrée la société française si rien n’est fait pour inverser, très vite, le cours des évènements.

Mais la réaction ne sera possible que si elle est portée par l’assentiment des Français, la mobilisation des élites. La première étape consiste donc à leur faire prendre la mesure de ce qui se joue sous leurs yeux. à les secouer de la torpeur trompeuse qui les conduit à se contenter de l’idée que le confort sans précédent dans lequel ils ont la chance de vivre durera bien aussi longtemps qu’eux. Qu’ils ont le devoir de faire ce qui est en leur pouvoir pour transmettre, au moins, l’immense capital intellectuel, moral, spirituel, matériel, artistique dont ils sont héritiers.

Cette prise de conscience passe, à nos yeux, d’abord par une réflexion sur ce qui nous a faits, nous Français, ce que nous sommes. Nous pensons que ce n’est pas à tout un chacun qu’il faut poser la question, mais aux historiens qui ont scruté l’histoire de France, aux démographes qui ont analysé les évolutions de la population française, aux essayistes qui ont étudié l’histoire de ses idées, aux hommes politiques qui se sont affrontés à la dure réalité de l’immigration et se sont efforcés de maintenir la souveraineté de la France. Les historiens on tenté de nous dire et de nous montrer comment, dans le passé, s’est formée l’identité française. Quelles sont ses caractéristiques, et parmi celles-ci, celles qui se sont révélées décisives, celles qui ont été au contraire accidentelles. Michel De Jaeghere sur l’identité nationale LaRayniere_Lieu_1-2-1e1cfQu’est-ce qui à travers la transformation inévitable des mœurs, des comportements, des idées au fil du temps, constitue l’élément de pérennité, de permanence qui permet d’identifier ce qu’est la France ? Telle est l’immense question à laquelle nous avons tenter de donner des réponses. Non pas comme le ministre de l’Immigration en faisant confiance à la spontanéité collective pour faire répépier par l’homme de la rue les slogans de la pensée dominante, mais en demandant à un certain nombre de chercheurs qui ont, pendant des années, étudié notre histoire, notre passé, notre patrimoine intellectuel, culturel, spirituel, de nous aider à dégager les invariants qui nous permettront de dessiner les contours de l’identité française.

Ce n’est qu’ensuite que avons pu, sereinement éclairés par la doctrine de l’Église et la philosophie politique réaliste héritée d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin, essayer de trouver avec ceux qui depuis des années y travaillent, les solutions qui peuvent nous permettre de maintenir vivant l’héritage dont nous sommes les dépositaires.

Que pensez-vous avoir apporté de plus par rapport à tout ce qui a déjà été dit sur le sujet ?

Nous avons réunis des auteurs et des acteurs venant d’univers et de disciplines différents. Nous avons fait parler côte à côte l’historien des idées et celui de la vie de l’Église, le démographe, le philosophe, le responsable politique, l’historien de l’Antiquité et celui du Moyen Âge ou celui des Temps modernes. La confrontation de leurs points de vue a permi de réaliser une synthèse exceptionnellement éclairante.

Ne vous intéressez-vous qu’à l’aspect intellectuel de ce sujet, traité dans le cadre de conférences, ou y a-t-il eu d’autres dimensions à cette Université ?

Notre Université d’été ne proposait pas seulement une suite de conférences puisque la conception de l’identité nationale que nous défendons est une conception incarnée. Nous avons donc voulu qu’en marge des exposés et des séances de questions-réponses consacrés à l’identité nationale, soient données un certain nombre d’illustrations de ce qui a fait la richesse de notre patrimoine français, occidental et chrétien.

La dimension spirituelle n’a pas été négligée, puisque nous avons eu la chance d’avoir parmi nous un certain nombre de prêtres qui ont célèbré chaque jour la messe tridentine et que nous nous rendrons en pèlerinage sur la tombe de l’un des fondateurs de l’identité française : l’évangélisateur de la Gaule, saint Martin.

Que voudriez-vous dire à ceux qui hésitent encore ?

 

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Basilique Saint Martin à Tours

Je n’ai donc qu’une chose à dire aux français : « N’attendez pas que nous soyons découragés. Ces Universités d’été représentent évidemment pour chacun de nous un sacrifice financier. Elles nous demandent d’amputer de deux ou trois jours notre précieux capital de vacances : songeons que nous en avons plus que n’en ont jamais eu nos parents, que n’en auront probablement dans quelques années nos enfants, et que l’avarice peut se nicher là où l’on ne s’avise pas de la chercher. Nos Universités ne sont certes pas une panacée. Elles donnent l’occasion de se former. Beaucoup d’entre nous croient sans doute l’être déjà assez. J’admire leur assurance. Qu’il s’agisse de jeunes gens qui ne savent pas encore –ils le découvriront plus tard– qu’ils ont tout à apprendre, ou d’hommes et de femmes parvenus à la maturité.

Les jeunes ont besoin de connaître les raisons profondes pour lesquelles ils pensent ce qu’ils pensent. Ils sont trop souvent animés par une simple réaction de bon sens, de bon sang contre le mensonge, la laideur, l’oppression de la pensée dominante, sans que leur comportement soit fondé sur une réflexion approfondie. Leurs convictions sont donc fragiles. Nous nous proposons de leur donner la solidité qui leur manque, de les rendre capables de les défendre et donc de convaincre leur entourage, de disposer des arguments nécessaires pour faire rayonner la vérité dont ils ont reçu le dépôt.

Les moins jeunes ont des amis, des enfants, des petits-enfants à qui il leur revient de transmettre ce qu’ils ont reçu. Sont-ils assurés d’avoir toujours en tête l’arsenal intellectuel nécessaire pour les aider à combattre la désinformation multiforme à laquelle ceux-ci sont exposés ? Il est vain de se lamenter sur les malheurs des temps, de déplorer l’hégémonie intellectuelle de nos adversaires si l’on ne fait pas ce qui est en son propre pouvoir pour y remédier. Nos Universités offrent en outre aux uns et aux autres l’occasion de découvrir la France, de visiter une région qu’ils n’ont pas forcément eu l’occasion de parcourir, de rencontrer des conférenciers qui leur donneront des aperçus auxquels ils n’auraient pas pensé, d’éclairer des questions sur lesquelles ils n’ont pas pris le temps de se pencher, de se faire des amis qui partagent leurs combats et leurs espérances. Elles ont permis à certains de rencontrer tout simplement un prêtre. Nous savons que cela a parfois changé toute leur vie.

Propos recueillis par François Vincent publiés dans la revue Renaissance catholique n°112.

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La Suisse, dernier village gaulois ?

Posté par neptuneparisi le 30 juillet 2010

Xavier Comtesse, directeur romand du think-tank Avenir Suisse, affirme :

« le dernier village gaulois, c’est la Confédération helvétique. Ici, il n’y a pas de dette, peu de chômage. Le système éducatif et celui de santé fonctionnent bien… Les Français sont attirés par cet eldorado. D’autant plus qu’ils sont victimes de la crise économique et de la crise européenne. »

Il aurait pu rajouter que la Suisse a refusé les minarets, lançant un message de résistance à l’islamisation.

Un sondage paru dans l’hebdomadaire alémanique Die Weltwoche révèle qu’ils sont 52% dans le Vorarlberg (Autriche), 48% en Savoie-Haute-Savoie comme dans le Bade-Wurtemberg (Allemagne) et 52% à Côme-Varèse (Italie) à se prononcer pour l’intégration de leur région dans la Confédération helvétique, notamment les jeunes et les électeurs de droite. Dans Le Matin , les habitants d’Annecy louent cette «vraie démocratie», où l’on «respecte vraiment les salariés». Dominique Baettig, membre de l’UDC, qui a proposé la création de cette grande Suisse déclare :

«On m’a pris pour un allumé, mais les résultats sont là : le modèle suisse fait fantasmer

Les sondés seraient notamment séduits par le système de démocratie directe, qui donne fréquemment la parole aux citoyens. Est-ce à dire qu’il n’y aura pas que des exilés fiscaux en Suisse ?

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La France, entre laïcisme et prosélytisme musulman

Posté par neptuneparisi le 30 juillet 2010

Extraits parus dans Présent de la préface de Jean-Pierre Maugendre au dernier livre de Rémi Fontaine Ni laïques ni musulmans :

« Face à la montée du communautarisme musulman, la laïcité est présentée comme la dernière chance et l’ultime formule qui permette à des populations devenues au fil du temps diverses ethniquement, culturellement, religieusement, de vivre ensemble dans la paix et le respect mutuels. [...] Si nous revenons au cas bien précis de la France, qui menace le plus notre identité française et catholique ? Les quelques millions de musulmans ghettoïsés et exclus des centres de décision ou les milliers de maçons avec ou sans tablier qui tiennent l’appareil d’Etat (gouvernement, justice, parlement, police, syndicats…) ; dirigent les médias, vecteurs privilégiés de l’apologie de la culture de mort avec son cortège d’avortements, de criminels sexuels, de manipulations génétiques, d’embryons congelés ; ont organisé sciemment la venue sur notre sol de millions d‘étrangers inassimilés car inassimilables ?

Nous n’avons vocation à être ni les supplétifs électoraux des uns par conformisme béat, ni les complices objectifs des autres par œcuménisme dévoyé ou humanitarisme larmoyant. Le débat sur l’interdiction du port de la burqa est le type même de débat mal posé, car reposant sur de faux principes, dont les dommages collatéraux peuvent se retourner contre nous. Laisser à un comité Théodule, à une commission-bidon ou à une assemblée décider de ce qui est conforme à la dignité de la femme dans le domaine vestimentaire relève, dans le contexte actuel, d’une parfaite hypocrisie doublée d’une imposture. Ne pas voir le visage d’une femme ne serait pas conforme à sa dignité, en revanche, et les musulmans ne se sont pas privés de le rappeler, l’exposer nue au regard de tous, comme chacun peut en faire l’expérience dans n’importe quel kiosque de gare ou campagne de publicité, serait respectueux de sa dignité ! De qui se moque-t-on ? [...]

Entre le constructivisme et l’arbitraire laïques d’une part, l’obscurantisme musulman qui fait de la femme une éternelle enfant soumise d’abord à l’autorité de son père puis à celle de son mari, réduite à une occasion de péché et/ou un instrument de plaisir et de génération, seul le réalisme chrétien trace une juste ligne car seul il connaît la vérité sur l’homme. Cette vérité s’est incarnée, pour nous, dans une tradition nationale bien particulière. C’est au nom de la fidélité à cette tradition nationale que nous refusons tout ce qui peut amener à pérenniser et à ancrer une présence musulmane substantielle dans notre pays. La réalité est que l’islam n’est soluble ni dans la République ni dans la laïcité et qu’il est encore moins conciliable avec ce qui constitue l‘âme de la France : un héritage gréco-latin transcendé par le christianisme. [...]

Rémi Fontaine ne se contente pas de pleurer sur les malheurs des temps, il nous livre également d’utiles pistes de discernement pour en sortir. Elles pourraient se résumer à une réappropriation par le catholicisme de son identité dans le cadre ce que l’auteur a appelé «un sain et légitime communautarisme». »

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Affaire du crucifix : le pluralisme religieux, un « argument pour imposer le sécularisme » (Grégor Puppinck)

Posté par neptuneparisi le 28 juillet 2010

La sentence contre le crucifix dans les écoles italiennes a suscité l’opposition la plus grande de toute l’histoire de la Cour européenne des droits de l’homme : 20 pays s’y sont opposés et ont apporté officiellement leur soutien à l’Italie.

Dans son édition italienne du 22 juillet, « L’Osservatore Romano » explique les raisons de cette opposition dans un article de Grégor Puppinck, directeur du « European Centre for Law and Justice » (ECLJ), une organisation non gouvernementale basée à Strasbourg et œuvrant pour la défense de la liberté de culte et de conviction, notamment auprès de la Cour européenne des droits de l’homme et des Nations-Unies.

Grégor Puppinck revient pour ZENIT sur quelques points essentiels de cet article et souligne notamment que « le débat autour de la légitimité de la présence du symbole du Christ dans la société italienne est emblématique d’une certaine volonté de séculariser l’Europe ».

 

Grégor Puppinck : L’affaire a été présentée au Tribunal de Strasbourg par Soile Lautsi, citoyenne italienne d’origine finlandaise qui avait demandé en 2002 à l’école publique de ses enfants, « Vittorino da Feltre » de Abano Terme (Padoue), d’enlever les crucifix des salles de classe. L’école a refusé. Devant la Cour de Strasbourg, Mme Lautsi s’est plainte de ce que l’exposition de la croix dans les salles de classe fréquentées par ses enfants serait une violation de sa liberté de conviction et de son droit à ce que ses enfants reçoivent un enseignement public conforme à ses convictions philosophiques. Donnant raison à la requérante, la Cour a jugé que la présence d’un symbole religieux dans les salles de classes est une chose mauvaise en soi qui ne peut trouver aucune justification. Jusqu’alors, la Cour avait toujours considéré à l’inverse que les Etats sont libres en ce domaine, qu’il convient de respecter leur culture et leur tradition, et que la seule limite à ne pas franchir était de soumettre les élèves à un endoctrinement ou à un prosélytisme abusif.

 

Afin de donner une base légale à sa décision, la Cour a créé une obligation nouvelle selon laquelle l’Etat serait « tenu à la neutralité confessionnelle dans le cadre de l’éducation publique où la présence aux cours est requise sans considération de religion et qui doit chercher à inculquer aux élèves une pensée critique. » En d’autres termes, la Cour affirme dans l’arrêt Lautsi qu’une société, pour être démocratique, doit renoncer à son identité religieuse.

 

L’Italie a fait appel de cette décision devant la Grande Chambre de la Cour de Strasbourg. Cet appel a été entendu le 30 juin dernier. Le jugement de la Cour est attendu pour l’automne.

 

L’affaire Lautsi a une importance considérable. Elle est emblématique, car elle met en jeu la légitimité même de la présence visible du Christ dans les écoles de Rome, de l’Italie, et par extension de toute l’Europe. Cette affaire est devenue un symbole dans le conflit actuel relatif à l’avenir de l’identité culturelle et religieuse de l’Europe. Ce conflit oppose les partisans de la sécularisation complète de la société et les tenants d’une Europe ouverte et fidèle à son identité profonde. Les partisans de la sécularisation voient le sécularisme comme la solution permettant de gérer le pluralisme religieux, et ils voient le pluralisme comme un argument permettant d’imposer le sécularisme.

 

Cela n’a rien de neutre. La « sécularisation » n’est pas un phénomène strictement spontané ou inéluctable. Elle procède même pour l’essentiel de choix politiques, telle la politique anticléricale de la France au début du vingtième siècle, ou celle menée actuellement par le gouvernement espagnol. Ou encore ce premier arrêt Lautsi, qui n’est pas seulement fondé sur des arguments juridiques, mais d’abord sur un apriori politique.

L’Europe est diverse et seule une minorité d’Etats, comme la France, a officiellement renoncé à son identité chrétienne. D’autres y sont restés fidèles ou y sont revenus, comme certains anciens pays communistes. Le pluralisme religieux, le cosmopolitisme qui sert de paradigme à la réflexion de la Cour, est en réalité une fiction étrangère à l’essentiel du territoire européen.

Il apparaît de plus en plus clairement que les institutions publiques de l’Europe de l’ouest – et l’arrêt Lautsi n’en est qu’une illustration – ont fait le choix de limiter la liberté religieuse et d’imposer une sécularisation de la société afin de promouvoir un certain modèle culturel dans lequel l’absence de valeur (neutralité) et le relativisme (pluralisme) sont des valeurs en soi soutenant un projet politique qui se voudrait « post-religieux » et « post-identitaire », en un mot « post-moderne ». Ce projet politique a une prétention au monopole en tant que système philosophique.

 

Dans un premier temps, dix pays sont entrés dans l’affaire Lautsi comme « tiers intervenants » (amicus curiae). Chacun de ces pays – l’Arménie, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Lituanie, Malte, Monaco, la Roumanie, la Fédération de Russie et Saint-Marin – a remis à la Cour un mémoire écrit l’invitant à revenir sur sa première décision. Ces mémoires ont non seulement un intérêt juridique, mais ils sont d’abord de remarquables témoignages de défense de leur patrimoine et de leur identité face à l’imposition d’un modèle culturel unique. La Lituanie par exemple n’a pas hésité à mettre en parallèle l’arrêt Lautsi avec la persécution religieuse qu’elle a subie et qui se manifestait notamment par l’interdiction des symboles religieux.

A ces dix pays, dix autres se sont à ce jour ajoutés. En effet, les gouvernements de l’Albanie, de l’Autriche, de la Croatie, de la Hongrie, de la Macédoine (ARYM), de la Moldavie, de la Pologne, de la Serbie, de la Slovaquie et de l’Ukraine ont publiquement mis en cause le jugement de la Cour et demandé que les identités et traditions religieuses nationales soient respectées. Plusieurs gouvernements ont insisté sur le fait que cette identité religieuse est à la source des valeurs et de l’unité européenne.

Ainsi, avec l’Italie, c’est déjà près de la moitié des Etats membres du Conseil de l’Europe (21/47) qui s’est publiquement opposée à cette tentative de sécularisation forcée des écoles et qui a affirmé la légitimité sociale du christianisme dans la société européenne. Derrière les arguments réels de défense des identités, des cultures et des traditions chrétiennes nationales, ces vingt Etats ont de fait publiquement affirmé et défendu leur attachement au Christ lui-même ; ils ont rappelé qu’il est conforme au bien commun que le Christ soit présent et honoré dans la société.

Cette coalition, qui regroupe presque toute l’Europe centrale et orientale, fait apparaître la permanence d’une division culturelle interne à l’Europe ; elle montre aussi que cette division peut être surmontée, comme en témoigne l’importance du soutien apporté à l’Italie par des pays de tradition orthodoxe, quelle que soit leur orientation politique du moment.

L’importance du soutien apporté par des pays de tradition orthodoxe résulte en grande partie de la détermination du Patriarcat de Moscou à se défendre contre la progression du sécularisme. Mettant en œuvre la demande du Patriarche Kirill de Moscou visant à « unir les Églises chrétiennes contre l’avancée du sécularisme », le métropolite Hilarion a proposé la constitution d’une « alliance stratégique entre catholiques et orthodoxes » en vue de défendre ensemble la tradition chrétienne « contre le sécularisme, le libéralisme et le relativisme qui prévalent dans l’Europe moderne ».

Le Conseil de l’Europe, dont dépend la Cour de Strasbourg, affirme dans sa Charte fondatrice « l’attachement inébranlable » des peuples de l’Europe aux « valeurs spirituelles et morales qui sont leur patrimoine commun ». Ces valeurs spirituelles et morales ne sont pas de nature privée, elles sont constitutives de l’identité religieuse de l’Europe et sont reconnues comme fondant le projet politique européen. Comme le rappelait récemment le Saint-Père, le christianisme est à la source de ces valeurs spirituelles et morales. L’alliance de ces vingt-et-un pays indique qu’il est possible de construire l’avenir de la société européenne sur ce fondement, au prix d’une réflexion lucide sur le modèle culturel occidental contemporain et dans la fidélité au Christ. L’Europe ne peut pas affronter l’avenir en renonçant au Christ.

Source : http://www.zenit.org/article-25041?l=french

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Le Saint du jour

Posté par neptuneparisi le 28 juillet 2010

 Mercredi 28 juillet 2010

Saint Samson
(490-565)

Moine gallois, il partit prêcher en Irlande puis en Cornouailles avant de se rendre en Bretagne.

Il est l’un des nombreux saints bretons que les traditions font venir des pays celtiques d’outre-Manche. Il est l’un des sept saints fondateurs de Bretagne. († v. 565). La ville de Dol-de-Bretagne est une étape du pèlerinage médiéval des sept saints de Bretagne continentale appelé Tro Breizh (Tour de Bretagne).

Il fonda un monastère et une ville, Dol, se créa autour. Lorsque le suzerain se fit renverser, Samson alla voir Childéric Ier pour qu’il rétablisse son suzerain qui l’avait aidé dans ses projets missionnaires. Il évangélisa la basse Seine avant de revenir mourir à Dol.

Son arrivée se signala par un miracle : la guérison de deux femmes, l’une lèpreuse et l’autre possédée du démon. D’après la lègende, le mari de la lèpreuse fit don à saint Samson d’un terrain sur lequel s’élèvera le monastère de Dol.


Samson aurait reçu sa formation dans le monastère de saint Iltud (Llantwitt). Il est consacré évêque du Pays de Galles par Dubric et décide de s’exiler en Armorique où il débarque à l’embouchure du Guioul avant de fonder le monastère de Dol. On le retrouve lors des tractations entre le roi franc Childebert Ier (511-588) et le chef breton Judual (Judikaël), qui grâce à son intervention, est rétabli dans ses droits sur la Domnonée.

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Front national : une succession de mauvais coups ?

Posté par neptuneparisi le 27 juillet 2010

Si l’on en croit les médias et les politologues, les jeux sont faits et la succession de Jean-Marie Le Pen au profit de sa fille ne serait qu’une formalité. Tellement acquise même, que seul le nom de Marine Le Pen apparaît dans les enquêtes d’opinions et autres classements des instituts de sondages, le nom de Bruno Gollnisch y étant totalement occulté. Une optimisme qui n’est, semble-t-il, pas totalement partagée par l’intéressé, elle-même.

Selon le calendrier établi par le FN, la campagne pour la succession ne devait commencer qu’à la rentrée de septembre. Coïncidence ou non Jean-Marie Le Pen accordait fin juin, une interview au quotidien France-Soir dans laquelle il vantait les mérites de sa fille et diminuait les qualités de son rival. Un entretien qui paraissait le même jour que l’annonce des noms des deux candidats à la présidence par le parti frontiste.

La “compétition” à la loyale, entre deux camarades censés “ vanter ses mérites sans dénigrer l’autre” semble ce jour-là avoir pris du plomb dans l’aile. Si ce n’est pas encore la guerre, les deux camps se livrent déjà à quelques escarmouches. Paradoxalement, c’est le clan Marine qui semble sur la défensive en attaquant sur plusieurs fronts l’outsider Bruno Gollnisch.

Tout d’abord, Jean-Marie Le Pen jouant de son autorité morale sur les militants profite de ses pré-vacances pour faire la tournée des “popotes frontistes” et faire l’article des qualités de Marine auprès des adhérents. Une prise de position à la limite du hors-jeu, alors que dans ses précédentes déclarations à la presse, il avait lui-même déclaré vouloir s’exprimer le plus tard possible sur son choix. Concédant du bout des lèvres à son ancien dauphin des qualités suffisantes pour faire un bon ministre Affaires Étrangères, Jean-Marie ne s’est pas privé de savonner la planche du challenger de sa fille. De son côté, la candidate en rajoutait une couche, si elle admettait que Gollnisch est un “ brillant universitaire”, elle précise que ce “n’est pas un homme de terrain”, une appréciation qui fait sourire un ancien proche de Bruno Gollnisch : “ En trente ans de Front national, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu Jean-Marie distribuer un seul tract à la sortie d’une usine ! “Tout ça c’est de la com, mais ça montre le niveau, on ne dénigre pas encore franchement, mais on y vient …” juge-t-il.

Des soutiens pas très “net”

Autre front ouvert par les amis de Marine : les soutiens extérieurs dont bénéficierait Gollnisch. Que se soit dans la presse dite amie ou sur de nombreux sites et blogs la fille du chef n’est pas forcément en odeur de sainteté et les commentaires des internautes sont souvent sans nuance. Principales cibles, les “traîtres”, comprendre tous ceux dont Jean-Marie et surtout sa fille ne sont pas les idoles. Pourtant, sur les sites du Parti de la France, de la NDP ou du MNR, peu ou pas du tout d’articles sur le FN. Si on admet observer les “turbulences” qui ponctuent la campagne pour la succession et préférer une victoire de Gollnisch sur Marine avec lequel selon eux “il serait plus facile de travailler”, on ne va guère au-delà. Non, les plus vindicatifs restent des particuliers, anciens militants ou sympathisants de base, qui s’expriment sur des forums. Accusé à “mots couverts” d’être un agent des “ennemis de l’extérieur”, Bruno Gollnisch s’est défendu en indiquant qu’ils ne contrôlaient aucun de ces espaces virtuels et que le seul site sur lequel il avait un pouvoir de contrôle était le sien. Un mauvais procès, alors qu’il existe autant, sinon plus de sites “marinolâtres” sur la toile.

Mais les attaques ne se limitent pas au seul web, la presse écrite est également dans le collimateur. Celle-ci est jugée trop “amie” de… Bruno Gollnisch et donc partiale vis-à-vis de Marine. Une situation qui n’est pas nouvelle, puisque Jean-Marie Le Pen lui-même, a toujours entretenu des rapports difficiles avec la presse de la Droite nationale. Mais certains articles très critiques avec Marine Le Pen ont irrité son entourage et le fidèle Louis Aliot a dû monter au créneau pour dénoncer ces “perfidies“ sommant au passage Bruno Gollnisch de se désolidariser de ses soutiens “plumassiers”.

Autre indice des tensions qui parcourent le FN en ce début de campagne, le site Nations presse info (site non-officiel du Front national, mais proche de la tendance Marine,) s’est abstenu sous un mauvais prétexte de mettre en ligne la vidéo de la conférence de presse de Bruno Gollnisch où celui-ci répondait avec fermeté à l’interview de Jean-Marie et Marine Le Pen accordée à France-Soir quelques jours plus tôt. Un simple mouvement d’humeur de la part de ses responsables ?

Les jeunes avec Gollnisch ?

Mais il n’y a pas que les soutiens extérieurs de Bruno Gollnisch qui agacent les partisans de Marine, ceux qui sont encore à l’intérieur font également l’objet d’une “discrète“ mise à l’index. Dans les fédérations, le FN procède encore, même s’il n’en a plus guère les moyens, a des “ajustements”. Mais c’est dans la structure des jeunes que l’on assiste à ce que l’on pourrait appeler avec un doux euphémisme à un petit nettoyage. Il y a un mois le site, lesjeunesavecgollnisch.com dénonçait le remplacement de cinq secrétaires départementaux du FNJ (Front national de la jeunesse) pour déviationnisme (réel ou supposé) gollnischien. Des purges, aussitôt démenties par le responsable national du FNJ qui voyait dans ses révélations, les élucubrations des ennemies du Front. Trois des débarqués étaient même réintégrés dans la foulée… Il y a dix jours, la responsable des jeunes de Loire-Atlantique, pourtant jusque-là mariniste convaincue, donnait sa démission. Dans la lettre envoyée aux responsables du FN et à l’ensemble des secrétaires départementaux du FNJ, celle-ci explique notamment avoir été qualifiée de traître par le coordinateur national du FNJ pour avoir confié des responsabilités à un jeune catalogué pro-gollnisch. Une chasse aux sorcières dans le milieu “jeune” pour le moins incongrue, à moins de considérer que la thèse développée par les médias d’un Gollnisch faisant figure de “has been”, sans charisme et sans aura face au visage new look du Front national proposé par Marine Le Pen, ne soit pas tout à fait exacte, et ce même auprès des jeunes militants.

Il semble donc exclu que la trêve estivale du mois d’août soit respectée, au contraire, on devrait enregistrer une augmentation de l’activité “souterraine” en prévision de la rentrée de septembre, début officiel de la “compétition” …

source : http://www.national-hebdo.net/spip.php?article1434

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Nicolas Sarközy, le guerrier

Posté par neptuneparisi le 25 juillet 2010

  • Le 27 juin 2002, le nouveau ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy dit aux policiers : « Nous devons et nous allons renverser la tendance. Nous devons et nous allons faire reculer la délinquance. Nous allons gagner la guerre contre l’insécurité. »
  • Le 24 octobre 2002, le ministre de l’intérieur en visite à Strasbourg où des véhicules ont été incendiés, annonce la nomination de policiers supplémentaires « pour aller chercher les délinquants là où ils se trouvent« . Car « il faut qu’on leur mène la guerre« .
  • Le 14 février 2003, auditionné devant la commission sénatoriale de lutte contre les drogues illicites, Nicolas Sarkozy répète : « Il est évident que pour l’usage des drogues parmi nos concitoyens, la guerre aux trafiquants doit se poursuivre« .
  • Le 8 février 2008, le nouveau président de la République promet : « Dès demain, c’est une guerre sans merci qui sera engagée à l’endroit des trafics et des trafiquants et j’en assumerai pleinement la responsabilité, les conditions de mise en œuvre, le suivi des résultats« .
  • Le 18 mars 2009, en déplacement à Gagny, en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy « déclare la guerre aux bandes violentes« .
  • Le 29 septembre 2009, Nicolas Sarkozy déclare son intention de livrer une « guerre sans merci contre le décrochage scolaire« . Sic
  • Le 26 mai 2010, lors d’un discours en hommage à Aurélie Fouquet, policière tuée en service à Villiers-sur-Marne, le chef de l’Etat répète : « La France s’est engagée dans une guerre sans merci contre la criminalité. »
  • Le 21 juillet 2010 : Nicolas Sarkozy annonce son intention de mener « une véritable guerre » contre « les trafiquants« .

Bon, et après avoir joué à la guéguerre des mots, peut-il passer à l’action ?

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GM Strasbourg: 8 délégués CGT bloqués

Posté par neptuneparisi le 24 juillet 2010

Huit délégués CGT de GM Strasbourg étaient bloqués en fin d’après-midi par une cinquantaine de salariés mécontents que le syndicat ait refusé de signer l’accord de reprise du site alsacien par General Motors Company, a-t-on appris de source syndicale.

Les délégués, qui souhaitaient quitter le site, ont d’abord été bloqués vers 15h au niveau de la sortie avant de se réfugier dans leur local où ils sont bloqués depuis environ « trois quarts d’heure », a indiqué à l’AFP Roland Robert, leader de la CGT à GM Strasbourg, deuxième syndicat dans l’entreprise après la CFDT, confirmant une information de RTL.
« Il y a des bousculades entre nous et certains salariés », a-t-il expliqué. La cinquantaine de salariés encore présents sont majoritairement des cadres « envoyés par la direction » pour « nous obliger à signer », a-t-il affirmé, dénonçant des « méthodes de voyous ».

« Nous ne signerons pas » l’accord de reprise paraphé un peu plus tôt par la CFDT, la CFTC et FO, a renchéri son collègue Renald Jund. L’inspectrice du travail ainsi que des policiers sont également sur place,a-t-il ajouté.

La CFDT, largement majoritaire parmi les 1.150 salariés, ainsi que FO et la CFTC ont signé vendredi en milieu de journée un accord de reprise par General Motors Company qui préserve l’emploi pour trois ans en contrepartie d’une diminution de 10% des coûts salariaux pour rendre l’usine de boîte de vitesse compétitive avec un autre site au Mexique. Les délégués de la CGT avaient boudé la cérémonie de signature, ne voulant pas se rendre complice selon eux d’un « recul social ».

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Bleus: les sponsors réclament 1 M euros

Posté par neptuneparisi le 24 juillet 2010

    Bleus: les sponsors réclament 1 M euros

    AFP
    23/07/2010
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Les sponsors de l’équipe de France réclament « un peu plus d’un million d’euros » de réparations à la Fédération française (FFF) au titre du « préjudice » sur leur image à la suite du fiasco des Bleus au Mondial-2010, a déclaré le trésorier de la FFF, Bernard Désumer.

« Les sponsors ont dit: On subit un préjudice, on veut être réparés, a-t-il expliqué. Ils demandent un peu plus d’un million d’euros. Ce sont les gros partenaires, Suez, Carrefour et Crédit agricole. C’est discuté à l’amiable ».  Cela risque-t-il d’avoir un impact négatif sur les comptes de la Fédération? « Non, les primes aux joueurs ne sont pas versées de toute façon », a répondu le trésorier, à l’issue du Conseil fédéral.

Le secrétaire général de la FFF, Henri Monteil, a ajouté Adidas à la liste, en disant que l’équipementier avait « encore 180.000 maillots de l’équipe de France sur les bras »
« Les sponsors demandent une compensation à cause des événements, a-t-il précisé à l’AFP. Ils ne veulent pas renégocier les contrats, qui sont signés pour quatre ans, on n’y touche pas ».

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