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Le point de vue de Bernard Antony sur le « duel » Besson / Le Pen

Posté par neptuneparisi le 16 janvier 2010

Bernard ANTONY, président de l’Institut du Pays Libre, membre du bureau politique du Parti de la France, communique :

Ce jeudi sur Antenne 2 :Eric Besson inculte et médiocre, Marine Le Pen décevante, rien sur l’islam…

L’émission de ce jeudi 14 sur Antenne 2 organisée autour d’Eric Besson, ministre de « l’immigration et de l’identité nationale », a fait apparaître que ce dernier était strictement incapable d’exprimer ce qu’était cette identité autrement qu’en invoquant, d’ailleurs sans le moindre talent, qu’elle reposait sur « les grands principes républicains ». Or, quiconque réfléchit un tant soit peu sait bien que ces principes étant d’ordre universel, par nature, ne définissent donc pas du tout la spécificité de l’identité humaine particulière, religieuse, historique et culturelle de la nation française constituée au fil des siècles depuis Vercingétorix.

Eric Besson n’a pas du tout laissé filtrer qu’il aurait lu et médité les grandes œuvres sur la question, celles notamment de Paul Valéry et de Fernand Braudel, d’Henri Charlier et de Frédéric Mistral, et sur l’enracinement et l’universel, de Simone Weil et de Gustave Thibon.

Il n’a pas pu exprimer que notre identité nationale était bâtie sur le socle des populations européennes, culturellement, religieusement et politiquement héritières de nos trois racines principales de civilisation : Athènes, Rome et Jérusalem ; et certes enrichie par bien des apports dus principalement à l’épopée française dans le monde.

On a noté avec un peu de commisération qu’Eric Besson n’a cru bon d’évoquer l’origine nationale de sa mère que par une appartenance « méditerranéenne », sans vouloir préciser si celle-ci était française, espagnole, grecque ou turque, d’origine phénicienne, berbère ou numide.

Cette évocation folklorique ou de type culinaire (huile d’olive, tajine, salade grecque) est certes sympathique mais tout de même insuffisante dans l’expression d’une identité de sa mère formulée par un ministre soi-disant de l’identité nationale. Cela est un peu fort de café (turc ?).

Besson n’a guère répliqué à Marine Le Pen sur la question de l’immigration. Pourtant lorsqu’il a fait allusion à la position du F. N. contre les minarets mais en faveur des mosquées, là pouvait s’instaurer le vrai débat sur ce qui est au cœur de l’actuelle question sur notre identité nationale.

Marine Le Pen s’est prudemment bien gardée de s’y aventurer. Car le débat devrait certes porter sur la conception que l’on a de la patrie, valeur périmée ou toujours actuelle. Il doit porter bien sûr sur l’immigration, l’intégration possible ou non de masses de population selon leur quantité et plus encore selon leur propre identité d’origine plus ou moins compatible avec l’assimilation. Mais surtout ce débat ne peut éviter la question la plus évidemment cruciale, celle qui touche le plus les Français, à savoir la possible ou non coexistence paisible et durable d’un islam en France sans cesse en expansion numérique et structurelle avec notre identité et aussi avec le principe de laïcité bien compris, c’est-à-dire de distinction des pouvoirs et des domaines du politique, du religieux, du culturel, du moral, du social.

Or Eric Besson, comme la plupart des hommes politiques, semble tragiquement ignorant du fait que sauf fantôches parisiens ou professionnels de la « taqqya » (mensonge coraniquement autorisé), tous les penseurs musulmans s’accordent sur le fait, inlassablement répété, que l’islam, sur le modèle du gouvernement de son prophète à Médine, est un ordre totalisant au sein duquel on ne sépare pas le religieux de tous les autres domaines de la vie individuelle et sociale.

Le débat aurait dû évidemment porter sur la réalité, anticipatrice de la nôtre, des cinquante pays musulmans dans le monde où jamais l’égalité de traitement n’est accordée aux non-musulmans et seulement une application plus ou moins dure du principe de la dhimmitude.

Quant aux mosquées, avec ou sans minarets, elles sont, n’en déplaise aux discours de Jean-Marie et Marine Le Pen qui expriment leur confiance en un « islam de France », les lieux de pouvoir, bases de l’expansion islamique sociale et territoriale.

La seule question que j’aurais posé à Marine Le Pen et à Eric Besson eût été la suivante : « Est-ce que les régions où l’islam est de moins en moins minoritaire ne deviendront pas dans un avenir proche des « autonomies islamiques » ? La France, la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne et la Grèce ne verront-elles pas surgir de nouveaux Kosovos ? »

La question est donc de savoir si l’islam, aujourd’hui, peut en France et en Europe, renoncer sincèrement à l’établissement futur de la charia, et à la dialectique du jihad ou de la dhimmitude.

Qui peut aujourd’hui affirmer sérieusement que le pays réel islamique n’est pas de plus en plus celui de ce que l’on appelle l’islamisme alors que depuis plus de quarante ans l’évolution de la pensée islamique, dans tous les pays du monde musulman, marquée par le wahhabisme et le chiisme révolutionnaire, est celle d’une fermeture totale à la critique et à la discussion de ses fondements religieux et de son ordre sociétal. J’ai abordé cela dans mon petit livre « l’identité nationale et l’islam ». (1)

Le Parti de la France et leMNR, pour leur part, défend une conception équilibrée de l’identité française fondée à la fois sur les valeurs de l’enracinement et de l’universel, de la patrie, communauté de destin, accueillante pour qui le mérite, quelle que soit son origine, mais fermée à qui veut la conquérir.

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